Le brin d'herbe

Blog philosophique et politique

Saleté déplacée
Dimanche 25 juillet 2010

Je reviens sur ce clochard qui détestait la nature, et s'énervait contre sa réintroduction en ville (en l'occurrence, un marché de plantes). Il n'aimait pas la verdure, il préférait le goudron et le béton. Pour lui, la nature est sale, le béton est propre.

Point de vue intéressant. En effet, la nature est sale, quand elle est chez l'homme (en ville ou dans une maison). Et pourtant, dans la nature, tout est sale mais rien n'est sale. Dans la nature il n'y a pas de poussière, par exemple (du moins pas telle qu'on la trouve dans les maisons).

Mais qu'est-ce que la saleté ?

saleté

Si on qualifie de sale tout ce qui n'est pas à sa place (de la terre est sale dans une chambre, mais pas dans un champ), alors notre clochard a raison : la nature, à la ville, est saleté.

C'est une conception intéressante de la saleté. Selon elle, certaines œuvres d'art, les ready-made notamment, sont des saletés, par définition, puisque le seul acte de l'artiste a consisté à déplacé une chose pour l'extraire de son lieu naturel.

Mots-clés :  art   nature   saleté   
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