Le brin d'herbe

Blog philosophique et politique

Smith à l'envers
Dimanche 13 juin 2010

Il y a dans le livre de Jeremy Rifkin, La Fin du travail, une pirouette amusante que je ne peux m'empêcher de livrer ici, ne serait-ce que pour son esthétique.

Smith pensait que par la magie du libre marché, les intérêts individuels font l'intérêt général. Rifkin nous rappelle que le contraire est également vrai : se mettre au service des autres rend heureux, peut-être plus sûrement que ne le fait la recherche égoïste du bonheur :

A l'inverse du capitalisme marchand, qui se fonde sur l'idée d'Adam Smith que le bien commun est la somme des intérêts propres poursuivis individuellement par chacun, la société civile repose sur une tout autre principe : chacun augmentera son propre bien-être en donnant un peu de lui-même aux autres et en participant à l'amélioration du bien-être social d'une collectivité plus large.
Jeremy Rifkin, La Fin du travail, préface à l'édition 2006, p. L

Décidément, tout est bon, le monde est bien joli, c'est merveilleux. :)

Toutes les magies sont dans la nature... humaine. magicien

Bon, certes, tous les vices pirate aussi.

Mots-clés :  économie   égoïsme   magie   
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